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Cycas revoluta Sagou du Japon

Une plante préhistorique robuste, célèbre pour sa couronne de palmes rigides et son allure millénaire.

Sagou du Japon (Cycas revoluta) - InfiniPalm
Caractéristiques

Origine

Japon

Rusticité

-8°C

Croissance

Lente

Exposition

Soleil, Mi-ombre

Environnement

Intérieur & Extérieur

Arrosage

Modéré

  • ✓ Longévité record
  • ✓ Design graphique
  • ✓ Très résistant
Famille Cycadaceae
Appellations Sagoutier du Japon • Palmier de la paix (abusif) • Cycas • Sagou du Japon
Portrait

Le Cycas revoluta est une plante quasi-immortelle. Bien que visuellement proche des palmiers, il appartient à une lignée ancestrale de plantes primitives, apportant une structure intemporelle et très graphique au jardin.

Feuillage

Palmes pennées très rigides, vert foncé, disposées en une rosette parfaite autour d’un tronc massif.

Utilisation

Sujet architectural idéal en isolé, en potée sur une terrasse, ou en jardin sec moderne.

Résistance

Extrêmement rustique ; supporte le plein soleil, la sécheresse et les sols pauvres.

Conseil d’expert InfiniPalm

Contrairement à son surnom de "palmier sagoutier", ce n’est pas un palmier mais un Cycadophyte, une plante primitive très ancienne. Ne le taillez qu’avec parcimonie : coupez les feuilles uniquement lorsqu’elles sont totalement desséchées pour préserver sa vigueur.

Ambiances & usages
jardin contemporainrocailleplante en potluxefossile vivant
Ressources Botaniques
Questions Fréquentes

Comment traiter le noircissement des feuilles ou la fumagine ?

Le noircissement (fumagine) est une moisissure qui se développe sur le miellat laissé par les parasites. Cela peut arriver sur l'Areca (Palmier Multipliant) lors d'hivers frais, mais aussi sur les Strelitzia nicolai ou Strelitzia augusta (alba). Pour les cas légers, un nettoyage au savon de Marseille suffit. Pour une attaque plus sévère, l'utilisation d'huile minérale combinée à l'imidaclopride est efficace pour asphyxier les parasites. Il est impératif de renouveler l'application plusieurs fois jusqu'à élimination totale.

Comment reconnaître un manque d'eau d'un excès d'eau ?

Les deux se ressemblent au premier coup d'œil, mais quelques signes les distinguent. Un manque d'eau se voit d'abord sur les pointes et les bords des palmes, qui brunissent et deviennent sèches et cassantes, avec une terre sèche en profondeur. Un excès d'eau donne des palmes jaunies et molles, surtout à la base, une terre qui reste détrempée plusieurs jours après l'arrosage, parfois une odeur désagréable au pied : les racines manquent d'air et commencent à pourrir (voir l'asphyxie racinaire). Le geste le plus simple : avant d'arroser, enfoncez un doigt ou un bâton à 10 cm de profondeur. Si la terre est encore humide, attendez. Certaines espèces pardonnent peu l'excès, comme l'Hyophorbe ou le Bismarckia, qui demandent un drainage parfait. À l'inverse, le Ravenea rivularis apprécie un sol qui reste frais. Tous les repères pour arroser juste sont dans notre guide de l'arrosage des palmiers.

Le gel est-il dangereux pour mes plantes tropicales au Maroc ?

Oui pour les espèces tropicales, mais le risque dépend beaucoup de la région. Sur la côte atlantique, de Tanger à Agadir, le gel est rare et la plupart des plantes tropicales passent l'hiver sans souci. Dans les terres, à Fès, à Meknès ou en altitude, les gelées sont bien réelles (-8°C relevés à Fès en 2005). Il faut alors choisir des espèces rustiques, comme le Trachycarpus fortunei, le Chamaerops humilis ou le Brahea armata, et réserver les plus frileuses, comme le Ravenala, le Pandanus ou les Archontophoenix, à un emplacement abrité, contre un mur exposé plein sud. Les jeunes sujets et les plantes fraîchement plantées sont les plus fragiles : un voile d'hivernage les nuits les plus froides et un arrosage réduit limitent les dégâts, car un sol détrempé aggrave l'effet du froid. Pour savoir ce que supporte chaque plante, voir comment lire la rusticité.

Cochenilles farineuses ou cochenilles à bouclier : comment les reconnaître et s'en débarrasser ?

Les cochenilles sont de petits insectes qui se fixent sur les feuilles et sucent la sève. On en rencontre deux grandes familles. Les cochenilles farineuses ont un corps mou couvert d'une cire blanche, comme de la poudre ou du coton ; elles se cachent au cœur des jeunes feuilles, à la base des folioles et le long des nervures. Les cochenilles à bouclier forment de petites écailles dures, blanches ou brunes, collées à la feuille. Les deux se retrouvent sur l'Areca, le Kentia, le Monstera deliciosa, les Strelitzia et le Cycas revoluta, qui peut porter les deux à la fois ; sur le Phoenix dactylifera, la cochenille blanche du palmier dattier est bien connue dans les oasis du Sud. Elles laissent souvent un miellat collant qui attire les fourmis et se couvre d'une moisissure noire, la fumagine. Sur un petit foyer, un coton imbibé d'alcool ou un savon noir suffit. Sur une attaque installée, le traitement de référence associe une huile minérale à l'imidaclopride ou à l'acétamipride (produits homologués, en respectant l'étiquette), bien appliqué sous les folioles et au cœur, à renouveler une à deux semaines plus tard ; en cas de traitements répétés, intercalez une application d'huile seule. Sur un Cycas, surveillez une croûte blanche qui s'étend sous les folioles : les cochenilles à bouclier peuvent descendre jusqu'aux racines, et une photo nous aidera à les identifier.