Origine
Maroc
Rusticité
-12°C
Croissance
Rapide
Exposition
Plein soleil
Environnement
Extérieur
Arrosage
Occasionnel
- ✓ Identité locale
- ✓ Résistant sécheresse
- ✓ Arbre fruitier
Le Phoenix dactylifera est bien plus qu’un palmier, c’est une part de notre patrimoine, une icône de robustesse et de générosité.
Palmes pennées bleu-vert, portées par un stipe élancé et texturé par les anciennes cicatrices foliaires.
Incontournable en alignement le long des routes ou en bosquet pour une ambiance oasis authentique.
Exceptionnelle ; tolère les fortes chaleurs et la sécheresse extrême.
La taille annuelle est essentielle pour favoriser la production de dattes et maintenir une silhouette nette.
Comment traiter le noircissement des feuilles ou la fumagine ?
Le noircissement (fumagine) est une moisissure qui se développe sur le miellat laissé par les parasites. Cela peut arriver sur l'Areca (Palmier Multipliant) lors d'hivers frais, mais aussi sur les Strelitzia nicolai ou Strelitzia augusta (alba). Pour les cas légers, un nettoyage au savon de Marseille suffit. Pour une attaque plus sévère, l'utilisation d'huile minérale combinée à l'imidaclopride est efficace pour asphyxier les parasites. Il est impératif de renouveler l'application plusieurs fois jusqu'à élimination totale.
Comment reconnaître un manque d'eau d'un excès d'eau ?
Les deux se ressemblent au premier coup d'œil, mais quelques signes les distinguent. Un manque d'eau se voit d'abord sur les pointes et les bords des palmes, qui brunissent et deviennent sèches et cassantes, avec une terre sèche en profondeur. Un excès d'eau donne des palmes jaunies et molles, surtout à la base, une terre qui reste détrempée plusieurs jours après l'arrosage, parfois une odeur désagréable au pied : les racines manquent d'air et commencent à pourrir (voir l'asphyxie racinaire). Le geste le plus simple : avant d'arroser, enfoncez un doigt ou un bâton à 10 cm de profondeur. Si la terre est encore humide, attendez. Certaines espèces pardonnent peu l'excès, comme l'Hyophorbe ou le Bismarckia, qui demandent un drainage parfait. À l'inverse, le Ravenea rivularis apprécie un sol qui reste frais. Tous les repères pour arroser juste sont dans notre guide de l'arrosage des palmiers.
Le gel est-il dangereux pour mes plantes tropicales au Maroc ?
Oui pour les espèces tropicales, mais le risque dépend beaucoup de la région. Sur la côte atlantique, de Tanger à Agadir, le gel est rare et la plupart des plantes tropicales passent l'hiver sans souci. Dans les terres, à Fès, à Meknès ou en altitude, les gelées sont bien réelles (-8°C relevés à Fès en 2005). Il faut alors choisir des espèces rustiques, comme le Trachycarpus fortunei, le Chamaerops humilis ou le Brahea armata, et réserver les plus frileuses, comme le Ravenala, le Pandanus ou les Archontophoenix, à un emplacement abrité, contre un mur exposé plein sud. Les jeunes sujets et les plantes fraîchement plantées sont les plus fragiles : un voile d'hivernage les nuits les plus froides et un arrosage réduit limitent les dégâts, car un sol détrempé aggrave l'effet du froid. Pour savoir ce que supporte chaque plante, voir comment lire la rusticité.
Qu'est-ce que le bayoud du palmier dattier ?
Le bayoud est une maladie grave du Phoenix dactylifera (Palmier Dattier), causée par un champignon du sol, Fusarium oxysporum f. sp. albedinis. Apparu dans la vallée du Drâa, il a détruit plus de dix millions de palmiers dans les oasis marocaines, soit les deux tiers des arbres productifs. Le signe typique : une palme du milieu de la couronne blanchit et se dessèche d'un seul côté, prend l'aspect d'une plume mouillée, puis retombe le long du stipe ; les palmes voisines suivent, jusqu'à la mort du palmier, parfois en quelques mois. Le champignon vit des années dans le sol et voyage surtout avec l'homme : rejets, terre et matériel végétal venus de zones touchées. Il n'existe aucun traitement : la lutte repose sur les variétés résistantes et sur la prévention, en ne déplaçant jamais de rejets ou de terre d'une palmeraie atteinte. Un palmier suspect se signale à l'ONSSA. À ne pas confondre avec la fusariose du Palmier des Canaries, une autre forme du même champignon.
Qu'est-ce que les petites pustules noires sur les palmes de mon Phoenix (graphiola) ?
Ce sont presque toujours des pustules de graphiola, un champignon aussi appelé « faux charbon ». On les reconnaît facilement : de minuscules boutons noirs, d'un ou deux millimètres, d'où sortent de fins filaments jaunâtres, surtout sur les palmes les plus âgées. Il touche surtout les Phoenix, comme le Phoenix canariensis ou le Phoenix dactylifera, et parfois d'autres palmiers comme le Butia capitata. Bonne nouvelle : c'est surtout un défaut d'aspect, qui ne met pas le palmier en danger. Il aime l'humidité, les palmes qui restent mouillées longtemps et les endroits peu aérés, d'où sa fréquence sur la côte atlantique. Évitez d'arroser le feuillage et gardez un bon espacement entre les sujets. Ne coupez pas les palmes encore vertes pour autant : un palmier qui manque de potassium s'affaiblirait encore plus. Si l'attaque est forte, un fongicide homologué à base d'oxychlorure de cuivre, en plusieurs applications, la limite.