Origine
USA (Californie)
Rusticité
-10°C
Croissance
Modérée
Exposition
Plein soleil
Environnement
Extérieur
Arrosage
Modéré
- ✓ Grande rusticité
- ✓ Tronc massif majestueux
- ✓ Adapté aux zones arides
Le Washingtonia filifera possède un tronc beaucoup plus large que le robusta. Il est particulièrement apprécié pour sa rusticité et son aspect plus trapu. Dans la nature, ses feuilles mortes forment un "jupon" protecteur autour du tronc.
Palmes en éventail vert profond, ornées de filaments blancs persistants, formant une couronne dense et structurée.
Idéal en alignement ou en sujet isolé, il apporte une prestance unique et une ombre bienfaisante.
Très robuste, il supporte les climats arides et les sols pauvres avec une grande résilience.
Laissez les palmes sèches former son jupon naturel, c'est un rempart biologique protecteur contre les extrêmes thermiques.
Comment traiter le noircissement des feuilles ou la fumagine ?
Le noircissement (fumagine) est une moisissure qui se développe sur le miellat laissé par les parasites. Cela peut arriver sur l'Areca (Palmier Multipliant) lors d'hivers frais, mais aussi sur les Strelitzia nicolai ou Strelitzia augusta (alba). Pour les cas légers, un nettoyage au savon de Marseille suffit. Pour une attaque plus sévère, l'utilisation d'huile minérale combinée à l'imidaclopride est efficace pour asphyxier les parasites. Il est impératif de renouveler l'application plusieurs fois jusqu'à élimination totale.
Comment reconnaître un manque d'eau d'un excès d'eau ?
Les deux se ressemblent au premier coup d'œil, mais quelques signes les distinguent. Un manque d'eau se voit d'abord sur les pointes et les bords des palmes, qui brunissent et deviennent sèches et cassantes, avec une terre sèche en profondeur. Un excès d'eau donne des palmes jaunies et molles, surtout à la base, une terre qui reste détrempée plusieurs jours après l'arrosage, parfois une odeur désagréable au pied : les racines manquent d'air et commencent à pourrir (voir l'asphyxie racinaire). Le geste le plus simple : avant d'arroser, enfoncez un doigt ou un bâton à 10 cm de profondeur. Si la terre est encore humide, attendez. Certaines espèces pardonnent peu l'excès, comme l'Hyophorbe ou le Bismarckia, qui demandent un drainage parfait. À l'inverse, le Ravenea rivularis apprécie un sol qui reste frais. Tous les repères pour arroser juste sont dans notre guide de l'arrosage des palmiers.
Le gel est-il dangereux pour mes plantes tropicales au Maroc ?
Oui pour les espèces tropicales, mais le risque dépend beaucoup de la région. Sur la côte atlantique, de Tanger à Agadir, le gel est rare et la plupart des plantes tropicales passent l'hiver sans souci. Dans les terres, à Fès, à Meknès ou en altitude, les gelées sont bien réelles (-8°C relevés à Fès en 2005). Il faut alors choisir des espèces rustiques, comme le Trachycarpus fortunei, le Chamaerops humilis ou le Brahea armata, et réserver les plus frileuses, comme le Ravenala, le Pandanus ou les Archontophoenix, à un emplacement abrité, contre un mur exposé plein sud. Les jeunes sujets et les plantes fraîchement plantées sont les plus fragiles : un voile d'hivernage les nuits les plus froides et un arrosage réduit limitent les dégâts, car un sol détrempé aggrave l'effet du froid. Pour savoir ce que supporte chaque plante, voir comment lire la rusticité.
Qu'est-ce que la pourriture rose d'un palmier ?
La pourriture rose est due à un champignon, Nalanthamala vermoesenii, qui s'attaque surtout aux palmiers déjà affaiblis. Elle provoque des zones molles et pourries à la base des palmes, sur le cœur ou sur le stipe, avec un signe qui ne trompe pas : un amas de spores rose saumon, souvent dans les parties abritées, ainsi qu'un suintement brunâtre. Presque tous les palmiers peuvent être touchés, en particulier le Syagrus romanzoffiana (Palmier Reine) et le Washingtonia filifera. Ce champignon profite d'un palmier stressé : plantation trop profonde, excès d'eau ou mauvais drainage, coup de froid, taille trop sévère, blessure ou carence. La vraie solution est donc de corriger la cause. Retirez les parties atteintes avec un outil désinfecté ; un fongicide homologué peut freiner la maladie, mais il ne remplace pas de bonnes conditions de culture. Pour les pourritures à la base, voyez aussi la pourriture du collet.